AD 2018 – Féminisme et racisme antimusulman

Plénière, 19h30 – 21h00

Chacun connaît les stéréotypes de jeunes hommes arabes violents qui viennent en Europe soi-disant pour voler, agresser sexuellement des femmes et commettre des attentats terroristes. Les média relaient les campagnes de dénigrement des partis de droite qui conforte une image islamophobe dans la société. Les représentants de droite argumentent souvent au nom du droit des femmes afin de légitimer d’autres agressions contre les réfugiés, en particulier contre les Musulman(e)s. Par opposition, ils présentent la culture « occidentale » comme progressiste et émancipatrice.

Dans les différents pays européens, les campagnes de dénigrement et de propagande antimusulmane varient selon leurs propres traditions. La France est un pays avec un passé colonial. Une grande partie de la population musulmane habite depuis plusieurs générations en France et subit un racisme structurel au quotidien. En Suisse et en Allemagne, les migrants musulmans, très souvent arrivés depuis peu [*En Allemagne les Turcs et Kurdes sont souvent là depuis des générations aussi *] vivent une intégration brutale dans les couches défavorisées de la société. Malgré ces différences, on constate une même augmentation de la traque de la droite et des contrecoups conservateurs.

Le débat public est dominé par la problématique concernant le voile, la burqa et le burkini et l’interdiction des minarets. L’UDC sert d’exemple pour d’autres partis de droite ou d’extrême droite en Europe. L’UDC a pu faire passer, en utilisant une rhétorique de bouc-émissaire et de peur l’interdiction des minarets, l’initiative « contre l’immigration de masse » et celle « pour le renvoi des étrangers criminels ». Ces campagnes de dénigrement servent à écarter les questions concernant les aspects sociaux et complique la lutte pour une société qui surmonterait les inégalités entre sexe, entre classes et entre origine.

Comme militant(e)s de gauche, nous sommes confronté(e)s à la problématique de la religion, nous devons combattre la peur fabriquée par les populistes de droite et leurs arguments. C’est pourquoi, lors de la plénière du vendredi soir, nous voulons mener une discussion sur les perspectives féministes contre ces campagnes de racisme antimusulmans et islamophobes. Les expériences provenant de différents pays européens seront enrichis par les échanges avec une militante algérienne.

Avec Zohra Moussaoui, militante féministe et membre du Parti Socialiste des Travailleurs (PST) Algérie,

Violaine L’île, membre du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, France),

Katharina Pühl, collaboratrice é la Fondation Rosa Luxemburg (Berlin),

et une militante du Mouvement pour le Socialisme de Zurich.