Séminaires/colloques/Suisse

Conférences, débats et fête au 8e week-end des jeunes du Mouvement pour le socialisme (BFS/MPS) à Stallikon (Zurich).

Le 6-8 avril 2018 a lieu le 8ème week-end des jeunes du Mouvement pour le socialisme (BFS/MPS) à Stallikon (Zurich).

Avec la participation de plusieurs jeunes militant·e·s de toute la Suisse et d’invités internationaux.

Le week-end a lieu au Möslihaus à Stallikon (Zurich). Cette maison fut construite dans les années 1930 par un mouvement de jeunes travailleurs et travailleuses, elle est située dans un magnifique endroit dans la forêt et dispose d’une piscine alimentée avec l’eau des montagnes.

Le coût pour deux nuits d’hébergement ainsi que la nourriture (petit-déjeuners et repas) est de 40 francs, auxquels il faut rajouter les coûts pour le transport. Le frais de transport ne sont pas pris en compte dans ce montant. Toutefois, dans le cas où ces coûts constitueraient un obstacle, nous pouvons en prendre en charge une partie ou la totalité.

Pour toute questions liées aux transports ou à l’organisation du week-end vous pouvez nous écrire à l’adresse suivante: geneve@breche.ch.

 

Programme

Vendredi 6

Accueil: soirée festive (20h)

Samedi 7

La mobilisation des livreurs chez Deliveroo: quelle riposte à l’uberisation du travail (9h30-12h30)

Dans un contexte de profonde crise économique, le secteur des repas à domicile attire de plus en plus l’appétit d’une masse importante de capitaux. En Europe, on estime que 90 milliards d’euro seront injectés dans ce secteur d’ici à 2020. Des sociétés comme Deliveroo, Foodora ou Just Eat sont actives aujourd’hui dans plus de 40 pays. En France l’industrie du FoodTech est particulièrement présente, avec environ 20’000 livreurs.

Les travailleurs et travailleuses de ces entreprises n’ont pas un statut de salarié mais d’autoentrepreneur. Ce statut oblige les livreurs à prendre en charge toutes leurs dépenses (équipement de travail, assurance maladie, repas, etc.). Il s’agit d’une condition précaire, qui a été présentée comme étant une «solution à la crise» par le gouvernement Sarkozy et elle s’est répandue durant le quinquennat Hollande. Son approfondissement est aujourd’hui partie intégrante des attaques aux conditions de travail menées par le gouvernement Macron.

Ces formes de contrats atypiques deviennent ainsi de plus en plus «typique» d’un nouveau salariat précaire qui caractérise des domaines très divers (vente, recherche, culture, etc.). Il s’agit d’une stratégie du Capital qui veut disposer d’une main-d’œuvre, souvent jeune, sans droits et disposée à accepter n’importe quelle condition de travail.

Face à cette précarité, différents collectifs se sont constitués, comme par exemple le Collectif des livreurs autonomes de Paris (CLAP). Ces différents collectifs se sont mobilisés et ont réussi à organiser une grève en juillet dernier.

Aujourd’hui, les militants du secteur préparent des actions à l’échelle internationale. Le cas de la mobilisation des livreurs en France est donc emblématique et elle permet de prendre conscience à la fois de l’ampleur du travail précaire et de l’importance d’une réponse internationale organisée.

Quelle sont les conditions de travail et de vie des travailleurs et travailleuses de cette «économie collaborative»? Quelle sont les possibilités et le limites d’une riposte collective dans ce secteur? 

Dans le but d’aborder ces questions, nous avons invité Steven, livreur chez Deliveroo-Paris et militant du collectif CLAP et du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

Ateliers (14h00-16h00)

Mise en réseaux des universités

Étudier signifie pour beaucoup de jeunes de déménager pour la première fois dans leur propre appartement. Les étudiant·e·s ainsi jouent un rôle contradictoire dans le débat sur la valorisation économique de la ville. D’un côté, de nombreux étudiant·e·s possèdent un budget limité et ils/elles sont dépendant·e·s des logements à bon marché, alors que dans plusieurs villes universitaires ceux-ci sont extrêmement limités. De l’autre, les étudiant·e·s sont considéré·e·s comme des «moteurs de valorisation» pour les villes.

Dans notre atelier nous souhaitons aborder et analyser ce processus et nos propres expériences: de quelle façon les étudiant·e·s peuvent contribuer à la résistance contre le processus de marchandisation des villes?

Capitalisme et écologie

Rarement la nécessité d’une orientation politique anticapitaliste est si clair que lorsqu’on aborde le sujet de l’écologie. Aujourd’hui la destruction de l’environnement causée par le capitalisme a fait d’innombrables victimes, sans parler des terribles scénarios futurs qui vont bientôt se réaliser si des réformes radicales ne seront pas mises en place rapidement. Dans une société compatible écologiquement, par conséquent, la production et la consommation doivent être fondamentalement différentes.

Alors que plusieurs gauches partagent ce point de vu fondamental, il y a souvent un manque de propositions concrètes. À quoi ressemble une transition vers une société solidaire, démocratique, anticapitaliste et écologiste?

Rhétorique et communication

Ensemble, on veut consacrer un moment à notre capacité d’expression. Le but est de gagner en confiance à travers l’expression et la lecture libre, ainsi que pour affiner nos arguments. Car, il est évident que la critique des armes ne peut pas remplacer l’arme de la critique. Et qui ne sait pas comment prendre cela en charge est bientôt mis aux marges.

Espace femmes (16h30-18h)

Théâtre interactif (18h00-20h00)

Dimanche 8

Gentrification (10h00-12h)

Gentrifi…quoi ?! Tout le monde parle désormais de gentrification. Là où avant se trouvait encore l’entreprise familiale au rez-de-chaussée et des familles de travailleurs migrant·e·s vivaient dans les appartements au-dessus, on trouve aujourd’hui un restaurant végane huppé et des appartements renouvelés avec des loyers exorbitants. Les loyers deviennent plus chers, tandis que le nombre d’espaces vacants destinés aux bureaux augmentent.

Qu’est-ce qu’ils ont à voir ces phénomènes avec le système de production capitaliste? Existe-il une résistance cette logique? Qu’est-ce que pouvons-nous faire dans notre quotidien contre la marchandisation immobilière?

Échange autour des projets futurs (12h15-13h)

En conclusion du week-end, nous voulons échanger autour des projets communs que les jeunes des différentes sections du BFS/MPS peuvent aborder prochainement. Quels sujets nécessitent d’une campagne et de l’établissement d’un réseau au niveau national ?

 

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des jeunes militant·e·s de gauche et nous nous engageons contre toute forme d’inégalité et exploitation des salari·e·s, des femmes, des migrant·e·s, des étudiant·e·s et des apprenti·e·s.

Nous sommes convaincu·e·s que la société capitaliste se base sur la division entre une minorité qui possède (entrepreneurs, banquiers, et grand propriétaires) et une majorité dépendante de son propre salaire.

Dans le système capitaliste les valeurs humains et de solidarité ou le respect de l’environnement ne comptent pas, seulement le profit compte: la concurrence, les crises et les guerres en sont des conséquences. Le chômage, les mesures d’austérité, le racisme, les discriminations de genre, la destruction de l’environnement et la pauvreté ne sont pas dues au hasard, mais ce sont des conséquences inévitables du système capitaliste.

C’est pourquoi nous questionnons le capitalisme dans son ensemble et nous luttons pour une société différente. Une société dans laquelle les écoles et les lieux de travail peuvent participer démocratiquement à la prise de décision et les besoins de tout le monde soient satisfaites.

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